Sentiers des Cimes : un nouveau souffle pour la pisciculture

Imaginez-vous en train de vous balader la tête dans les nuages sur une passerelle à la cime des arbres avec une vue plongeante sur la généreuse nature des Laurentides ! C’est ce que proposera le projet Sentiers des Cimes à Saint-Faustin-Lac-Carré.

Le projet mené par l’entreprise allemande EAK consiste à construire une promenade dans les arbres à partir du bâtiment principal d’une longueur approximative de 700 à 750 mètres avec une tour d’observation d’environ 40 mètres de hauteur, la plus haute en Amérique du Nord.

En harmonie avec la nature, Sentiers des Cimes rejoint les objectifs établis par la MRC des Laurentides en permettant, entre autres, de préserver les bâtiments patrimoniaux de l’ancienne pisciculture et de garder l’accès au public. Il sera conçu comme une attraction touristique et comme une plateforme d’éducation environnementale.

« La population était nostalgique des belles années de la pisciculture, souligne Mme Nancy Pelletier, directrice générale de la MRC des Laurentides. Nous sommes convaincus que ce projet nature donnera un nouveau souffle non seulement au site mais à l’offre touristique et à l’activité économique de notre région. »

EAK

Fondée en 2001, Erlebnis Akademie AG (EAK) est le principal fournisseur européen (construction et exploitation) d’installations de loisir proches de la nature, comportant des éléments d’éducation naturelle et environnementale. Charmée par le site et la région, la compagnie allemande investira 15 M$ dans le projet qui aura d’importante retombées économiques.

Échéancier

L’ouverture est prévue pour l’été 2020, toutefois, les travaux de réfection des bâtiments et du site commenceront dès le début de cet été.La MRC des Laurentides et la municipalité de Saint-Faustin-Lac-Carré s’engagent à investir un total de 4 M$ et absorberont l’investissement par les revenus générés.

« Nous sommes réellement fiers de ce partenariat, confie avec enthousiasme le préfet de la MRC, Marc L’Heureux. Après de nombreuses années à étudier plusieurs projets et à rechercher un concept gagnant en lien avec le caractère particulier du site, nous ne pouvions mieux espérer. »

Parcours et site accessibles

Familles avec de jeunes enfants, personnes âgées et personnes à mobilité réduite pourront profiter de l’attraction. En effet, l’entièreté du parcours sera sans obstacles, ni escaliers, ni pentes abruptes.

Situé aux abords du Parc linéaire, l’accès au site sera facile à vélo. En plus de l’observation et des promenades en nature, des ateliers éducatifs basés sur l’histoire du site seront proposés. L’entreprise locale Gourmet Sauvage, spécialisée dans la cueillette et la transformation de plantes sauvages comestibles, permettra également de vivre une aventure gustative. Le bâtiment principal comprendra également des services tels qu’un restaurant et des bureaux.

L’accès au site de l’ancienne pisciculture demeurera gratuit. La MRC confirme que l’entrée pour l’activité de la tour ainsi que les visites organisées par Gourmet Sauvage seront tarifées à prix abordables et il faudra prévoir des frais pour le stationnement.

Un brin d’histoire

La pisciculture a ouvert ses portes en 1933, l’objectif était alors l’élevage de poissons pour ensemencer les lacs environnants. Vers les années 1950, le décor enchanteur de la pisciculture pouvait attirer plus de 150 000 visiteurs annuellement. C’est en 1992 que la pisciculture a officiellement fermé. Le site à l’abandon est presque passé aux mains d’investisseurs privés, puisqu’en 2007 le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles a émis un mandat de liquidation dans le but de vendre l’endroit. En 2008, la MRC des Laurentides a obtenu l’autorisation du ministère à la suite de sa demande de devenir gestionnaire du site, et ce, dans le but de préserver l’accès au public et de mettre en valeur l’endroit.

Info : mrclaurentides.qc.ca

Photo : en plus des sentiers pédestres et de la tour, EAK propose un volet éducatif sur le plan écologique, fait intéressant du point de vue d’attrait et d’activité familiale complémentaire dans la région.

Par Sandra Mathieu