Encore cette année, la préparation sera de mise pour vous assurer de ne pas manquer votre chance et de réserver à temps votre hébergement et vos activités pour les vacances estivales! Parmi les tendances, la gestion d’achalandage, la sensibilisation auprès des villégiateurs et pleinairistes sur le respect des autres et le respect de l’environnement seront au cœur des préoccupations. Tour d’horizon des bons coups, enjeux et visions des différentes destinations touristiques du territoire.

Les réservations vont déjà bon train et certains sites sont déjà complets pour la haute saison. Plusieurs destinations évitent même de faire de la promotion, elles visent plutôt la sensibilisation. C’est le cas de la MRC des Pays-d’en-Haut qui s’attend à une année record à la lumière de l’expérience de 2020. « La brigade touristique sera de retour pour informer les visiteurs dans des endroits clés du parc linéaire et du Corridor aérobique et les répartir le plus possible sur le territoire, souligne le préfet André Genest. Les bureaux touristiques sont également d’excellentes ressources. »

De son côté, le site Web pleinairpdh.com lancé l’été dernier rassemble une source inépuisable d’activités et de ressources pour les amateurs de plein air au cœur des Laurentides. C’est un très bon outil pour planifier une journée ou un séjour dans la région. Les circuits découvertes mis de l’avant permettent de sortir des sentiers battus et d’apprendre sur le territoire grâce à des panneaux d’interprétation.

MRC des Pays-d’en-Haut, Alain Denis

Marie-France Lajeunesse de la Société de plein air des Pays-d’en-Haut (SOPAIR) rappelle l’importance de rester dans les sentiers et de respecter leur usage pour la sécurité des cyclistes et randonneurs, mais aussi pour la préservation de la faune et de la flore. Le travail de balisage colossal des dernières années permet de bien s’y retrouver partout sur le territoire.

Au parc national du Mont-Tremblant, un des parcs nationaux les plus prisés de la province avec ses 900 sites de camping répartis sur trois secteurs et 1510 km carrés, l’été 2020 en a été un d’apprentissage et de rodage. Les réservations en ligne ont permis de désengorger les postes d’accueil. De plus, un système de communication efficace entre les gardes-parcs et les postes d’accueil ont fait en sorte de bien répartir les visiteurs sur le territoire.

Mylène Pronovost, directrice du parc national du Mont-Tremblant ajoute que l’équipe poursuivra la sensibilisation auprès des campeurs et des randonneurs grâce à des interventions de gardes-parc naturalistes directement sur le terrain pour discuter entre autres des enjeux de conservation. Certains employés remettront également des cartes et donneront des explications aux excursionnistes au grand air pour éviter des rassemblements à l’intérieur.

Sensibilisation est la clé

La Sépaq est aussi partenaire avec Aventure écotourisme Québec (AEQ) et les deux entités travaillent de concert pour partager de l’information via des capsules vidéo et de l’affichage, principalement en ce qui a trait aux activités nautiques.

« La popularité grandissante des activités de plein air amène plusieurs néophytes à explorer les possibilités du territoire et c’est important de les responsabiliser et de transmettre les bonnes pratiques », conclut Mme Pronovost.

L’association des parcs régionaux et Rando Québec produisent également en collaboration des capsules vidéo de sensibilisation. Dans le premier épisode Partir bien préparé publié début mars, Renée-Claude Bastien, guide professionnelle d’aventure et formatrice Rando Québec, nous donne quelques bons conseils pour bien planifier une excursion sécuritaire et agréable en plein air.

« Les Québécois ont un besoin criant de prendre le chemin de la nature et c’est un phénomène tout à fait normal, mais on doit réaliser qu’on est privilégié et on doit protéger nos territoire, explique Pierre Gaudreault, directeur des parcs régionaux du Québec et d’Aventure écotourisme Québec  Il ne faut pas oublier que c’est une minorité qui fragilise le Québec Inc. La ruée des gens en plein air a permis d’accélérer le processus vers des solutions concrètes pour gérer l’achalandage et d’améliorer les outils de sensibilisation. »

« Un des effets positifs de la pandémie c’est sans conteste la réappropriation du territoire par les résidents », renchérit Éliane Larouche, coordonnatrice aux communications pour Tourisme Lanaudière. Nous avons frappé dans le mile avec notre campagne Cet été, votre cour arrière, c’est TOUT Lanaudière! On a pu découvrir les beautés du territoire avec des yeux nouveaux. »

Le slogan de Tourisme Lanaudière Rapprochez-vous est maintenant de retour pour la relance et est de mise avec ce besoin de contacts humains que nous ressentons tous.

Vers des destinations touristiques intelligentes!

« Un aspect positif apporté par la COVID-19, c’est la volonté de mieux gérer les flux touristiques. Grâce à des outils numériques, la gestion de la billetterie et de l’achalandage permet de diminuer la pression sur le milieu et par le fait même d’améliorer l’expérience des usagers », fait valoir Maurice Couture du Living Lab Laurentides, initiative qui a pour rôle d’accompagner des entreprises et des destinations touristiques des Laurentides dans l’identification, le développement et l’expérimentation de solutions concrètes en adaptation aux changements climatiques et en réduction des gaz à effet de serre (GES).

Le Living Lab Laurentides travaille aussi déjà avec plusieurs gestionnaires de réseaux pour adapter les sentiers et les rendre plus résilients. « Nous offrons des formations, des accompagnements individuels sur le terrain et une boîte à outils bonifiée », ajoute M. Couture.