Le terme mariage n’est pas choisi à la légère, puisque le métier de Karine Major, propriétaire du P’tit Vallon, est un engagement 7 jours sur 7, 365 jours par année, envers ses précieux collaborateurs : ses chevaux de trait.

Cette entreprise sauveroise qui fournit une variété de services liés aux chevaux, tels que des tours de calèches, des cours d’équitation ou encore un carrousel de poney, Karine Major en a pris la relève il y a 17 ans. Elle terminait alors des études en tourisme, lesquelles elle avait financées en travaillant auprès des chevaux. « Ça fait 29 ans cette année que je fais ce métier », relate-t-elle, ses yeux brillants reflétant bien la flamme qui l’anime lorsqu’elle parle des chevaux.

Cet animal impose le respect et la description qu’elle donne de son quotidien auprès d’eux en témoigne. « À 2 200 livres, si le cheval n’a pas envie de faire ce qu’on lui demande, il ne le fera pas, c’est tout! C’est vraiment un travail d’équipe avec lui, il faut l’observer, remarquer ses affinités avec tel ou tel cheval, ou personne, surveiller des changements d’humeur ou de santé, respecter son rythme », explique-t-elle.

Elle parle de Prince par exemple, à qui on ne peut pas donner de moulée très protéinée, sinon, il devient agité, de Bob qui a 26 ans et est depuis toujours le solitaire de la troupe. Elle sait repérer leurs raideurs et fait appel à l’acupuncteur ou à l’ostéopathe, soigne méticuleusement leurs pieds, alterne avec soin alimentation, exercice et repos.

« On développe une relation très étroite avec nos chevaux. C’est notre famille. Ce métier est tout aussi intense que passionnant et demande de constamment s’ajuster au rythme des animaux et de la météo », ajoute-t-elle.

À ce sujet, elle est très pointilleuse, le bien-être de ses animaux est prioritaire. Même chose pour l’indiscutable repos d’une heure après le repas, afin qu’ils absorbent bien tous les nutriments de leur moulée préparée individuellement pour personnaliser les apports.

« Un cheval ne peut pas fonctionner comme une voiture, ne serait-ce que parce qu’il se déplace en moyenne entre 5 à 10 km/h. C’est un défi d’adapter un aussi vieux métier au monde de performance actuel, mais c’est ce qui me passionne. Je ne voudrais pas voir ce métier se perdre », conclut-elle.

Pour plus d’informations : Le P’tit Vallon

Par Geneviève Lamothe