La pandémie a assurément amené dans son sillon un engouement pour l’achat local afin de répondre à ce besoin collectif d’accroître notre autonomie alimentaire. Plusieurs plateformes et répertoires ont été mis en place ou sont passés en mode 2.0 pour aider les consommateurs à trouver facilement des produits d’ici.

Laurentides, j’en mange

@R: De son côté, la Table de concertation bioalimentaire des Laurentides (TCBL) grâce au site Web Laurentides, j’en mange partage un répertoire de plusieurs entreprises de la région qui offrent leurs produits via leur boutique en ligne, leur site web ou leur Facebook. Découvrez également les différentes plateformes transactionnelles disponibles pour acheter local! On trouve aussi sur le site de l’information essentielle sur plusieurs marchés publics de la région.

laurentidesjenmange.ca/

Marchés d’ici

Pour leur part, les Marchés d’ici nous permettent de découvrir une quarantaine de producteurs et de transformateurs à Val-David les samedis et à Sainte-Marguerite du lac-Masson les vendredis. Même s’ils ont dû s’adapter aux nouvelles consignes sanitaires, les marchés publics ont la cote! Allez à la rencontre de ces artisans en vous baladant à travers les kiosques colorés ou encore apprenez en plus sur leur travail en naviguant sur les pages Facebook respectives des marchés.

Info : marchesdici.org/

Croquez l’Outaouais!

La Table agroalimentaire de l’Outaouais (TAO) a récemment bonifié et modernisé son répertoire dédié à l’agroalimentaire Croquez l’Outaouais! en y intégrant une cartographie interactive qui répertorie une centaine d’artisans de la région.

« Vous cherchez des boissons, des légumes biologiques ou du sirop d’érable? Vous cherchez des entreprises qui offrent des commandes à emporter, la livraison ou la vente en ligne? Vous cherchez des boutiques qui mettent en vedette des produits d’ici ou des détails sur les 12 marchés publics de la région? Vous trouverez ce que vous cherchez sur croquezoutaouais.com », explique Geneviève Grossenbacher, directrice de la TAO.

Depuis mars, les entreprises ont usé de créativité pour adapter leurs services. « Plusieurs producteurs de légumes et de viande offrent des points de chute un peu partout en Outaouais. De nombreux restaurants ont développé des services de commandes à emporter et/ou de livraison », explique Corine Jacob, chargée de projets responsable de Croquez l’Outaouais! à la TAO.

Les paniers bio en demande

L’engouement pour les paniers bio est indéniable et déjà plusieurs maraîchers affichent complet! C’est le cas de la coopérative de travailleurs Ferme agricola à Papineauville, victime de son succès. « Pour notre deuxième année, nous visions d’offrir 110 paniers et finalement, nous sommes montées à 140 et nous avons une longue liste d’attente, explique avec enthousiasme Natalie Childs, responsable de la production en serre et en pépinière. On sentait déjà un intérêt pour les produits locaux, mais là je crois que les gens ont vraiment compris l’importance de la sécurité alimentaire et j’espère que ça durera dans le temps. »

Info : Le kiosque à la ferme est ouvert les vendredis, samedis et dimanches.

fr.fermeagricola.com

Le terroir québécois à l’honneur

Pour organiser un séjour gourmand et en savoir plus sur la diversité et les particularités des produits régionaux et du terroir québécois, on peut également consulter www.terroiretsaveurs.com, et découvrir des centaines d’établissements certifiés par l’Association de l’Agrotourisme et du Tourisme Gourmand.

Le saviez-vous?

Avec la crise, l’autonomie alimentaire est apparue comme une priorité. Mais est-ce bien réaliste? Au Québec, bien que nous dépendions, en moyenne, à 55 % des importations pour nous nourrir, nous pourrions subvenir, en grande partie, à nos besoins; nous comptons six fois plus de terres arables que la France, et nous exportons nos productions en grande quantité (à la hauteur de 70 % pour le porc, 75 % pour le blé et 95 % pour les légumineuses).

 

Par l’équipe de rédaction