Pourquoi sauter dans le vide? Pour se prouver qu’on est capable. Pour se sentir en vie. Pour admirer la région du haut des airs. Parce qu’on a reçu un saut en parachute pour sa fête… dans mon cas, ce sont toutes ces réponses qui m’ont poussée à sauter de l’avion de Parachutisme Adrénaline à Saint-Jérôme et une chose est claire : il y a la vie avant de sauter en parachute et celle après!

Pour ce premier saut, c’est en tandem que j’ai vécu l’expérience. Je me suis sentie en confiance dès mon arrivée. À l’accueil, on m’attendait pour me faire signer les papiers d’usage. J’ai ensuite rencontré le jeune homme qui aurait ma vie entre ses mains dans l’heure qui suivait. Avec son excellent sens de l’humour, Yanik a su détendre l’atmosphère et j’ai été soulagée d’apprendre qu’il était instructeur depuis déjà quatre ans!

C’était maintenant le moment de monter dans le petit avion avec mes partenaires dans l’aventure : quelques parachutistes expérimentés, d’autres en formation ainsi qu’un autre tandem. Ma fille en larmes ne semblait pas heureuse de me voir quitter le plancher des vaches. Je croyais qu’elle s’en faisait pour moi mais j’ai appris plus tard qu’elle voulait tout simplement elle aussi sauter. On s’est alors fait la promesse que notre petit trio sauterait à nouveau à ses 14 ans… j’ai six ans pour m’en remettre!

Revenons à nos moutons! Comme toujours en période de stress, j’avais la bougeotte et j’étais un vrai moulin à paroles. Par chance, mon instructeur n’en a pas fait de cas et on a discuté de la pluie et du beau temps comme si on s’en allait tout simplement prendre une marche. J’avais presqu’oublié que je m’apprêtais à faire le grand saut quand il a cru bon me rappeler les étapes et les règles à suivre. Je vous jure que si j’avais sauté seule, je ne suis pas du tout convaincue que mon parachute se serait déployé puisque dès que j’ai quitté l’avion, j’ai tout oublié! Ceux qui ont vécu l’expérience comprendront : il y a cette seconde juste avant de sauter pendant laquelle on se dit que ça n’a aucun sens, aucune logique de se lancer et hop, l’instant d’après, il est trop tard pour reculer, on vole!

Les doigts solidement cramponnés aux petites ganses du haut du harnais, je n’ai jamais de toute la durée de la chute libre placé mes bras en position haut les mains comme je le devais. En voyant les quelques 500 photos prises par la GoPro, je réalise que mon visage a eu un gros total de deux émotions : le cri tribal et le sourire fendu jusqu’aux oreilles, en alternance.

Ceux qui vous affirment qu’une minute de chute libre passe vite mentent, je vous assure. J’ai même eu le temps de demander à Yanik s’il n’avait pas oublié de déclencher le parachute! Malgré les tremblements qui se sont emparés de mon corps et le fou rire intense qui ne me quittait plus, j’ai pris le temps de respirer l’air à 13 000 pieds d’altitude et de profiter de la vue incroyable. Je me suis emplie de cet incomparable sentiment de liberté et finalement le parachute s’est ouvert et soudainement tout à ralenti et j’ai plané!

Je concède que certaines transitions de manœuvre nécessitent d’avoir le cœur solide et j’ai terminé l’aventure avec une légère nausée et les mains engourdies, mais je me sentais en vie plus que jamais! Pas assez pour devenir une addicte de ce type d’adrénaline, mais suffisamment pour être heureuse d’avoir reçu ce cadeau d’anniversaire singulier. Mon chum est conscient que la barre est haute pour l’an prochain!

Info : parachuteadrenaline.com/