Le Festival des arts de Saint-Sauveur (FASS) a remporté les honneurs lors du 24e Gala des Prix Opus en février et a été nommé Diffuseur spécialisé de l’année pour son édition 2020. Étienne Lavigne, directeur général, se confie sur les défis et les bons coups de cette édition des plus inventives et jase de sa vision pour la 30e édition qui se prépare pour cet été.

Ce prix est décerné à un organisme de diffusion spécialisé dont l’impact artistique et médiatique a été particulièrement marquant au cours de la dernière saison. Le FASS a reçu cette distinction pour sa dernière édition entièrement repensée en partenariat avec l’Orchestre Métropolitain, sous la direction du chef et directeur artistique Yannick Nézet-Séguin, afin de soutenir de nouvelles créations en musique et en danse avec le projet numérique Une solitude partagée, dont le prix Opus souligne l’originalité et la qualité.

« Dès le mois d’avril 2020, on a complètement repensé le festival pour permettre à plusieurs dizaine d’artistes de créer et de s’exprimer, et au public de profiter de l’art sous une autre forme, s’enthousiasme le directeur depuis 2014.. L’accueil a été vraiment positif et, avec ce concept, on a pu rejoindre des gens de partout tout en restant attaché à Saint-Sauveur. On n’a jamais reçu autant de messages d’encouragement et de remerciements, tout le monde en avait besoin. Pour plusieurs artistes, le FASS était leur seul projet de l’été. »

Au total, ce sont 33 artiste, 20 techniciens, 25 bénévoles ainsi que l’équipe permanente du festival qui ont mis la main à la pâte pour offrir ce qui est devenu un exemple à suivre dans l’industrie avec pas moins de 200 000 visionnements. « Nous avons été parmi les premiers, mais par la suite, de très beaux projets ont vu le jour et ont permis de garder la culture vivante malgré la situation », souligne M. Lavigne.

Rappelons que, chaque semaine, du 5 juillet au 6 septembre, des capsules signées par le réalisateur Louis-Martin Charest offraient également une fenêtre sur le cheminement et le travail des artistes. Ainsi, le public a eu la chance d’aller à la rencontre des artistes, de mieux comprendre leur démarche, une belle façon d’humaniser la danse et de sensibiliser le public à toutes les subtilités de la création.

Photo : François Goupil

Courts métrages primés

Comme un honneur n’arrive jamais seul, le FASS est heureux d’annoncer que le film Espaces Vitaux réalisé par Louis-Martin Charest, chorégraphié et interprété par Anne Plamondon sur la composition musicale de Cléo Palacio-Quintin, joué par Patrice Richer au trombone fut demi-finaliste au Paris Play Film Festival

Par ailleurs, Défier l’absence, un second film de la série Une solitude partagée, toujours réalisé par Louis-Martin Charest, chorégraphié par Virginie Brunelle et interprété par Sophie Breton sur la musique de Roozbeh Tabandeh, joué au violon par Marcelle Malette, a été sélectionné pour faire partie de la programmation du 6e Jacksonville Dance Film Festival qui aura lieu à la fin de mars !

Et finalement, le film Appel / Éveil au sommet, sur une chorégraphie créée et dansée par Andrew Skeels sur une composition d’Isabelle Panneton, joué à la trompette par Stéphane Beaulac, fait partie de la sélection officielle des courts métrages de danse présentés au Los Angeles Experimental, Dance & Music Film Festival.

« Nous travaillons déjà sur les différents scénarios possibles pour notre 30e anniversaire cette année, explique M. Lavigne. Les arts vivants sont vraiment frappés par la pandémie alors qu’ils sont plus importants que jamais. Je suis persuadé que dans des contextes de crises naissent de belles idées et beaucoup d’entraide. »

Info : festivaldesarts.ca